Bienvenue sur ces rivages oniriques !

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Rivages oniriques est un blog consacré aux cultures de l’Imaginaire (fantasy, fantastique, science-fiction) et aux cultures de genre (historique, thriller, épouvante…).

Vous y trouverez donc de nombreuses chroniques littéraires, mais aussi des critiques de films, de séries télévisées, d’expositions… et bien d’autres choses encore, toutes liées, de près ou de loin, à ces genres qui nous font rêver, vibrer, cauchemarder, et nous aventurer loin du territoire familier de notre quotidien.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rendre visite.

Et, surtout, n’hésitez pas à laisser une trace de votre passage, à donner vous-mêmes vos avis ou vos conseils de lecture, de visionnage, d’écoute ou d’incursion…

Très bonne visite !

mercredi 11 octobre 2017

Saga Percy Jackson

Percy Jackson (saga intégrale – 5 tomes*)

de Rick Riordan (Albin Michel**)



Résumé :
Depuis toujours, Percy Jackson ne se sent pas comme les autres. Il est hyperactif et dyslexique, son cas est encore aggravé par un déficit de l’attention. Il n’a jamais connu son père et vit avec sa mère, cohabitant difficilement avec son ivrogne de beau-père…
Difficile de démarrer dans la vie avec autant de handicaps !
Au collège, Percy a du mal à s’intégrer et ses notes laissent à désirer. Régulièrement, les sorties scolaires auxquelles il participe s’achèvent par une catastrophe dont il semble être le responsable. Il passe d’école en école, accumulant les renvois et les mises en garde.
Jusqu’au jour où un événement plus étrange que d’habitude le propulse dans une colonie un brin spéciale : la colonie des Sang-Mêlé. Une colonie de jeunes, comme lui. Une colonie de demi-dieux.


Critique :
Une série portée par un souffle épique et un humour dévastateur !
Les aventures de ce sympathique demi-dieu vous plongent dans un monde merveilleux aux faux-airs d’Harry Potter. Si la comparaison avec la saga du petit sorcier à lunettes est évidente au début, elle s’efface progressivement à mesure que Rick Riordan trouve sa voix, donnant un réel ADN à sa série. Commencer Percy Jackson, c’est risquer de ne plus pouvoir s’arrêter, d’autant que les personnages gagnent en profondeur au fil des tomes, qui deviennent de plus en plus originaux à mesure que l’univers grandit.
Rick Riordan vous retient rapidement en otage de ses histoires, et vous flânez avec plaisir dans cette Amérique enchantée et divinisée, prisonnier libre et heureux.
Cette saga est aussi une excellente façon de se familiariser avec la mythologie gréco-romaine, ou de s’amuser à dresser les parallèles avec les mythes antiques et à retrouver les références pour ceux qui la connaissent déjà.
Alors, oserez-vous défier les dieux ?


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* Une critique du premier tome de la série avait déjà été publiée sur Rivages oniriques, mais il nous a semblé qu’une petite mise à jour après la lecture de l’intégrale s’imposait, d’autant que la saga se bonifie au fil des livres, les petits défauts relevés dans le tome 1 s’effaçant progressivement. Néanmoins, si vous souhaitez retrouver un avis plus détaillé du premier opus, Le Voleur de foudre, suivez-ce lien : https://rivagesoniriques.blogspot.fr/2014/06/
** Existe aussi en poche.

mercredi 4 octobre 2017

Le Miroir de Peter

Le Miroir de Peter 

de John Ethan Py (éditions de l’Homme sans nom) 

 

Résumé :
Satiajit Wilcox se voit proposer une opportunité professionnelle peu commune : faire la psychanalyse de George Mothershield, un romancier d’horreur aux best-sellers régulièrement adaptés au cinéma. À la clé, une somme rondelette et l’entrée garantie dans le cercle très privé d’Hollywood. Une occasion en or ?
Le choix n’est pourtant pas si aisé. L’accord avec les Mothershield exige qu’il vienne habiter en Oregon, à des centaines de kilomètres de son épouse enceinte et enchaînée à son travail. Satiajit accepte pourtant, confiant dans son couple et en l’avenir.
Mais très vite, la situation s’assombrit. L’obsession de George Mothershield, qui visionne certains films en boucle à la recherche d’une image, est communicative. La femme du romancier, Martha, tour à tour éplorée et dominatrice, rend le psychanalyste mal à l’aise. Et cette maison… cette maison, remplie de miroirs et de reflets démultipliés, prend parfois des airs de labyrinthe hanté…




Critique :
Le Miroir de Peter, c’est l’odyssée d’un homme ordinaire embarqué dans une histoire démentielle. Dans ce roman, personne n’est ce qu’il semble être, et la folie qui guette le personnage principal, Satiajit, le rapproche en fin de compte de la vérité. D’une vérité terrible et insoupçonnable.
En plongeant dans la névrose de l’écrivain, Satiajit et le lecteur vont (re)découvrir les grands classiques de la littérature et du cinéma. Des grands classiques qui tous ont un élément en commun : le miroir. Mais pas n’importe quel miroir… un miroir aux origines troubles, qui ouvre sur une autre réalité, sombre et angoissante…
La lecture de ce troisième roman de l’auteur (après Le Songe d’Adam, publié sous le nom de Sébastien Péguin, et ChessTomb) nous révèle une nouvelle facette de John Ethan Py. Ce roman est plus court que les précédents, mais c’est surtout son style qui semble avoir mûri. Il s’est en tout cas épuré, est devenu plus nerveux, plus efficace, davantage dans la veine des thrillers contemporains.
L’intrigue du Miroir de Peter est également plus linéaire, et le rythme s’en retrouve peut-être un peu inégal. Le début intrigue, démarre sur une excellente note avec un chapitre 0 obscur et fascinant (qui s’éclaire d’un nouveau jour quand on le relit après avoir passé le mot « Fin »). Puis il y a une petite baisse de tension : le héros est assez passif dans un premier temps (normal, c’est un psychanalyste…), et le surnaturel est distillé assez lentement jusqu’à la moitié du roman. Mais la seconde partie, et surtout la fin vertigineuse, pleine de retournements de situations, relancent le récit sur les chapeaux de roues. La révélation de la dernière page est glaçante et totalement inattendue.
John Ethan Py a pris le parti de ne pas tout expliquer ou justifier. Quelques points resteront donc dans l’ombre, à charge d’interprétation du lecteur. Pourtant, on sent que l’intrigue est maîtrisée, un peu comme dans les films de David Lynch ou Stanley Kubrick mentionnés par l’auteur, et à qui ce dernier rend de nombreux hommages.
Le pari pouvait sembler risqué, mais le résultat est parfaitement à la hauteur. Alors… attention à la marche... on vous promet une chute vertigineuse !