Bienvenue sur ces rivages oniriques !

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Rivages oniriques est un blog consacré aux cultures de l’Imaginaire (fantasy, fantastique, science-fiction) et aux cultures de genre (historique, thriller, épouvante…).

Vous y trouverez donc de nombreuses chroniques littéraires, mais aussi des critiques de films, de séries télévisées, d’expositions… et bien d’autres choses encore, toutes liées, de près ou de loin, à ces genres qui nous font rêver, vibrer, cauchemarder, et nous aventurer loin du territoire familier de notre quotidien.

Nous espérons que vous serez nombreux à nous rendre visite.

Et, surtout, n’hésitez pas à laisser une trace de votre passage, à donner vous-mêmes vos avis ou vos conseils de lecture, de visionnage, d’écoute ou d’incursion…

Très bonne visite !

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samedi 26 août 2017

LES BREVES DE CINEMA... ATOMIC BLONDE

ATOMIC BLONDE

film réalisé par David Leitch 


Atomic Blonde, le manuel de survie d’une guêpe dans un nid de frelons…

Présentation : L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionnes du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

 

« Atomic Blonde » est le pendant féminin de John Wick. D’ailleurs, pour les besoins de ce film, Charlize Theron s’est entraînée avec Keanu Reeves (qui se préparait alors pour John Wick 2).

6 bonnes raisons d’aller voir ce film : la musique, l’ambiance des années 80, les scènes d’action millimétrées, les plastiques irréprochables de Charlize Theron et Sofia Boutella (la momie dans… La Momie), et le cabotinage de James McAvoy. Et puis vous verrez enfin à l’écran une femme qui sait se servir de ses talons aiguilles… un oiseau rare, convenez-le.

samedi 29 avril 2017

Bubba Ho-Tep

Bubba Ho-Tep

film réalisé par Don Coscarelli


Résumé :
Non, Elvis n’est pas mort ! Par un curieux coup du sort, il coule ses derniers jours dans une paisible maison de retraite perdue au fin fond du Texas. Enfin, pas si paisible que ça. Car les pensionnaires meurent les uns après les autres sans que personne ne s’en inquiète. En effet, qui s’étonnerait de la mort de vieux croulants oubliés dans un hospice ?
Ce n’est pourtant pas une Faucheuse ordinaire qui rôde dans ces couloirs, mais une créature bien plus ancienne que le rock’n’roll…
Avec l’aide d’un vieux Black un peu cintré, Elvis va tout faire pour débusquer le voleur d’âmes qui hante la pension. Et il est bien décidé à brûler ses dernières cartouches s’il le faut…


Critique (attention, spoilers) :
Considéré par beaucoup comme un film culte au même titre que les Evil Dead (portés par le même acteur principal, Bruce Campbell), Bubba Ho-Tep n’a pourtant pas été façonné dans le même creuset. Alors que les Evil Dead parodient les films d’épouvante assez gore, Bubba Ho-Tep surfe plutôt sur la vague de la comédie fantastique, très légèrement teintée d’horreur.
Après un démarrage tout en douceur, voire un peu lent, on rentre enfin dans le vif du sujet : le dernier combat d’Elvis contre une momie égyptienne ! Cette dernière s’est éveillée de son repos pas si éternel que ça et se nourrit de l’âme des vivants pour garder la pêche. L’humour est parfois un peu cru, l’intrigue fantastique n’est pas d’une originalité folle, et le combat final pas vraiment spectaculaire. Alors pourquoi regarder ce film ? Parce que son originalité se trouve ailleurs. Dans les deux personnages principaux, pour être exact.
Bubba Ho-Tep, c’est la renaissance de deux grands mythes qui ont fait l’Amérique, Elvis Presley et John Fitzgerald Kennedy. Enfin, a priori l’authentique Elvis Presley, et un vieillard noir obsédé par les théories du complot, prétendant être l’ancien président JFK ! Deux personnes ayant eu le monde à leurs pieds pour l’un, croyant l’avoir eu pour l’autre, qui ont perdu leur dignité dans la lente décomposition de l’être que sont la vieillesse et la vie dans un hospice douteux. Deux héros au crépuscule de leur vie qui s’interrogent sur leurs actions passées et la valeur de leur existence. Deux vieillards au caractère bien trempé décidés à regagner leur honneur sur le champ de bataille.
N’empêche ! difficile de courir avec un déambulateur... On comprend alors mieux pourquoi les scènes d’action ne peuvent être grandioses.
Malgré ses défauts et ses imperfections, Bubba Ho-Tep est drôle, touchant, servi par d’excellents interprètes. Ce film ne vous laissera peut-être pas un souvenir impérissable. Mais il vous emplira de la nostalgie d’une époque mi-réelle, mi-rêvée, et d’un sentiment doux-amer qui vous resteront longtemps, comme la trace d’un parfum adoré et oublié…


mercredi 7 décembre 2016

Suicide Squad 

film réalisé par David Ayer


Résumé :
Après la disparition de Superman, le monde a besoin d’un nouveau sauveur.
Et Amanda Waller, agent secret retorse du gouvernement américain, a une façon très peu catholique de remédier à la question. Elle réunit les plus dangereux criminels de Gotham City et les oblige à se mettre au service de la sécurité nationale en dépit de leurs intérêts personnels. Elle appelle cette unité d’élite la « Force Spéciale X ». Eux se voient plutôt comme la « Suicide Squad »…
Même les supervilains ont une faiblesse qui peut être exploitée, pense l’agent Waller. Mais est-ce suffisant pour les contrôler ?


Critique (attention, spoilers) :
Suicide Squad, c’est Avengers en version very bad guy !
On y retrouve aussi un peu de l’ambiance malsaine et borderline de Sin City, en beaucoup plus édulcoré, ce qui rend « l’escadron de la mort » de DC Comics plus accessible au grand public. L’humour y est moins noir et plus léger, mais les deux films partagent la même attention portée à l’esthétique et le même goût pour les images époustouflantes.
Certes, l’intrigue est cousue de fil blanc. Cependant, les personnages ont une réelle profondeur. Suicide Squad met en scène des antihéros comme on les aime, aux talents hors du commun mais aux défauts tout ce qu’il y a de plus humains. Chacun a son talon d’Achille qui le rend particulièrement attachant. Les « méchantes », Harley Quinn et l’Enchanteresse, sont hyper canons et super badass. 
Mais la véritable méchante du film est, contre toute attente, Amanda Waller. Cette femme d’apparence bien éduquée est une version plus obscure du personnage de Nick Fury, joué par Samuel L. Jackson, dans Avengers. Car, sans l’arrogance et la soif de pouvoir de cette femme, il n’y aurait pas de catastrophe, et tout simplement pas de film… Une parabole de l’action de nos chefs d’État qui jouent aux seigneurs de guerre et provoquent des conflits un peu partout dans le monde en fabriquant les terroristes de demain ?
Certains trouveront la présentation des personnages un peu longue, mais elle fait aussi tout le sel de ce long-métrage survitaminé, qui repose entièrement sur l’affrontement de ces différentes personnalités aux talents multiples et aux intérêts divergents.
Ce film est un festival d’humour, de violence et de bonnes… pardon ! de mauvaises actions, que je recommande à tous les fans de superhéros… et aux autres !
Superman est mort ? Vive Supermen !

mercredi 26 août 2015

Shining 
film réalisé par Stanley Kubrick et minisérie réalisée par Mick Garris,
d’après le roman de Stephen King

Résumé :
L’hiver arrive. Comme tous les ans, l’Overlook va fermer ses portes : durant la morte saison, le prestigieux hôtel est assiégé par la neige qui bloque les routes et l’isole totalement. Alors que le personnel déserte le bâtiment, Jack Torrance, qui vient de quitter sa charge de professeur, s’y voit proposer le poste de gardien. C’est l’emploi idéal pour cet écrivain en panne d’inspiration qui recherche un environnement calme et des horaires adaptables afin de se consacrer à l’écriture.
Jack, sa femme, Wendy, et leur jeune fils, Danny, s’installent dans l’Overlook dont ils seront les seuls résidents jusqu’au printemps. Mais le cadre idyllique ne tarde pas à devenir inquiétant. Car, depuis sa construction, le luxueux hôtel est le théâtre d’événements tragiques et violents qui ne cessent de le façonner.
Très vite, Danny ressent les présences qui emplissent l’Overlook. Pire. Jack les ressent aussi. Il les voit. Elles lui murmurent à l’oreille. Et il les écoute.
Avec toujours plus d’attention.

Critique (attention, spoilers) :
C’est à partir de ce matériau de départ que Stanley Kubrick et Mick Garris ont chacun modelé leur adaptation, leur donnant une forme très différente l’une de l’autre.
Mais, avant d’aller plus loin, revenons sur la genèse de ces deux projets.
Shining est avant tout un roman de Stephen King publié en 1977 aux États-Unis et en 1979 en France.
En 1980, le film de Stanley Kubrick sort à l’écran. Bien que Stephen King reconnaisse apprécier ce long-métrage en tant que tel, l’écrivain est furieux contre le réalisateur qui a coécrit le scénario avec l’aide d’une autre romancière, Diane Johnson, dans un esprit très différent de celui de son livre. L’auteur n’a alors de cesse de critiquer la version de Kubrick jusqu’à ce que celui-ci lui accorde l’autorisation (eh oui, le droit d’auteur peut être retors, parfois !) de superviser sa propre mouture. C’est ainsi que sort, en 1997 aux États-Unis, la minisérie Shining.
Certes, la réaction de Stephen King peut sembler trop véhémente, mais il faut bien avouer que le film de Kubrick prend de très grandes libertés avec le roman dont il s’est inspiré, rendant l’histoire et les personnages quasi méconnaissables. On peut comprendre que l’ego de l’écrivain ait pu s’en trouver froissé…

L’atout principal de la série est sans conteste qu’elle respecte à la lettre l’histoire du livre (un excellent roman, précisons-le pour ceux qui ne l’ont pas encore lu) et les différentes scènes qui le composent. Surtout, on y retrouve les personnages tels qu’imaginés par Stephen King, dans toute leur complexité et leur richesse psychologique. Wendy est en effet loin d’être aussi passive et effacée que dans le film : elle atterrit à l’Overlook pour donner une seconde chance à son époux, et non par soumission comme dans la version de Kubrick. Cette différence de comportement se sent tout au long de la série, et aboutit à de profonds changements par rapport au film.
Mais le personnage qui oppose radicalement le film et la série est bien sûr Jack, que Kubrick a totalement remanié. Dans son adaptation, le personnage de Jack (joué par son homonyme Nicholson) est un véritable psychopathe, et ce dès les premières minutes de film : sa folie tyrannique se décèle déjà dans ses traits figés (ses sourcils en circonflexe, notamment), ses mimiques et ses rictus qui expriment une violence latente et mal dissimulée.
Tandis que la série, en adaptation fidèle du roman, dessine un portrait psychologique de Jack moins flamboyant mais d’une certaine façon plus réaliste. Jack (joué par Steven Weber) est un homme à la dérive, mari et père de famille aimant en proie à l’alcoolisme qu’il combat avec acharnement. Cet alcoolisme, c’est le talon d’Achille dans lequel Pâris plante sa flèche, c’est le levier que les fantômes de l’Overlook utilisent pour pousser Jack à attaquer sa famille. Là où Jack/Nicholson résiste peu, voire pas du tout, Jack/Weber lutte de toutes ses forces, par amour pour sa famille, contre l’influence néfaste de l’hôtel, amenant le spectateur à s’impliquer émotionnellement dans ce personnage. Ainsi, la série porte le même message édifiant sur l’alcoolisme que le roman, message fortement édulcoré dans l’œuvre de Kubrick.
Malgré certains effets spéciaux qui piquent un peu les yeux (comme les sculptures de buis qui prennent vie) et un emploi parfois assez classique des codes des ghost stories, la série nous emporte avec succès dans la descente aux enfers de la famille Torrance. La production réalisée par Mick Garris et chapeautée par Stephen King est une histoire d’horreur efficace qui comprend quelques scènes tout simplement terrifiantes. Néanmoins, sa filiation au roman est trop clairement affichée pour apporter un éclairage nouveau sur l’œuvre de l’écrivain.

Le film de Stanley Kubrick présente quant à lui, au premier abord, un scénario moins complexe. Mais c’est sa mise en scène, portée par le sens du détail et de la symbolique du réalisateur, qui en fait tout le charme. Là où la série est très explicative, le long-métrage suggère plutôt diverses grilles de lecture sans affirmer quoi que ce soit (un parti pris récurrent chez Kubrick, comme en atteste 2001 : l’odyssée de l’espace).
Dans cette version, le personnage de Jack est volontairement déshumanisé pour se rapprocher du minotaure de la mythologie grecque. Nicholson affecte à la perfection la brutalité de cet être mi-homme mi-taureau par son jeu alternant postures farouches et charges furieuses. L’analogie est bien sûr renforcée par le labyrinthe de buis (dont on trouve une reproduction miniature dans l’hôtel, pour en souligner l’effet) et par le dédale de pièces et de couloirs que forme l’Overlook lui-même.
Cette symbolique du labyrinthe est totalement absente du roman et fait partie des éléments inventés par Kubrick. Ce dernier a, par ce détail et bien d’autres, créé une adaptation surprenante et totalement personnelle du roman. Il s’est d’ailleurs si bien approprié l’œuvre d’origine que son créateur, Stephen King, ne l’a pas reconnue.
Mais, après tout, c’est le propre d’une œuvre d’art que d’éveiller le débat… et d’être revue et remaniée pour acquérir un jour, peut-être, le statut de mythe.
Un statut qui finit toujours par dépasser son ancre d’origine.

Vous l’aurez compris, le film et la série sont deux adaptations très dissemblables. Faut-il pour autant choisir l’un plutôt que l’autre ? Est-ce vraiment trahir Stephen King que d’apprécier le long-métrage ? Est-ce nier le statut de chef-d’œuvre qu’a acquis le film de Kubrick que de louer les qualités de la série ? Ou ne serait-il pas dommage de choisir un camp, quand chacune de ces deux adaptations a ses qualités propres ?


Note :
Si vous souhaitez découvrir d’autres pistes de lecture du film de Kubrick, je ne saurais trop vous conseiller de visionner Room 237. Ce documentaire non officiel réalisé par Rodney Ascher, et sorti en 2012 aux États-Unis, propose diverses interprétations du long-métrage. Certaines des théories qui y sont présentées paraissent tirées par les cheveux, et d’autres plutôt dignes d’intérêt, bien qu’elles n’aient jamais été validées par le réalisateur. À chacun de juger. Après tout, c’est le propre d’une œuvre d’art que d’éveiller le débat…

dimanche 23 novembre 2014

John Wick 
film réalisé par David Leitch et Chad Stahelski

Résumé :
John Wick vient de perdre sa femme des suites d’un cancer. Alors qu’il se morfond chez lui, un livreur lui remet un chiot, Daisy, accompagné d’un message. Il s’agit des dernières dispositions prises par son épouse avant de mourir, pour ne pas le laisser seul avec son chagrin. Une lueur d’espoir au bout du tunnel sombre creusé par la maladie.
Malheureusement, deux nuits plus tard, le fils d’un ponte de la mafia locale, Iosef Tarasov, le passe à tabac, lui vole sa voiture (une Mustang 69), et tue son chien. John Wick décide alors de reprendre du service. Et les bas-fonds de la ville s’agitent, se préparant au pire. Car John Wick, que l’on surnommait « Baba Yaga » avant sa retraite anticipée, était le tueur à gages le plus redouté de sa catégorie…


Critique (attention, spoilers) :
En dépit d’une trame assez peu originale (un redoutable tueur raccroche pour une femme et se venge impitoyablement après sa mort), David Leitch et Chad Stahelski signent ici un film d’action survitaminé qui fait du bien au moral et exploite avec humour les codes du genre. La bande-son enlevée soutient d’ailleurs efficacement le ton ironique du film (je pense notamment au bruit amplifié des pas de John Wick lorsque celui-ci apparaît en contre-plongée dans les escaliers, clin d’œil aux films d’horreur – Attention les enfants, Baba Yaga arrive…).
Certes, la première réalisation des deux anciens cascadeurs n’échappe pas au stéréotype du héros tout-puissant et, comme souvent dans ce genre de films, on ne comprend pas bien : 1) pourquoi il ne se défend pas davantage lorsque Iosef Tarasov et ses sbires l’attaquent chez lui et maltraitent son chiot ; et 2) pourquoi les méchants ne tuent pas rapidement John Wick quand ils en ont l’occasion (pour ne citer qu’un exemple, lorsque notre justicier impitoyable est fait prisonnier par le père de Iosef et que ce dernier discute tranquillement avec lui au lieu de lui tirer une balle en pleine tête…). Bien sûr, on peut alléguer, pour le petit 1), que John Wick est trop surpris, lui qui n’a pas fait couler le sang après quatre ans d’abstinence due à son mariage, et, pour le petit 2), que les méchants ont trop de respect pour le légendaire John Wick – qui force leur admiration – pour le tuer quand la situation le rend vulnérable. Mais ces justifications ne satisferont que les fans purs et durs, je le crains.
Nonobstant, porté par un manichéisme parfaitement assumé, John Wick est tout simplement jouissif. À la fin du film, justice est faite ! D’ailleurs, les méchants sont de tels salopards que vous adorerez les détester. Quant à Keanu Reeves, il est fidèle à lui-même dans ce rôle de vengeur sauvage et désabusé.
Autre point intéressant : loin des scènes spectaculaires de Matrix devenues un peu trop présentes aujourd’hui dans les films d’action, le long-métrage de David Leitch et Chad Stahelski marque le retour d’un style de combat épuré, plus réaliste, où chaque coup est mortel et la survie dans l’économie. Exit, donc, les combats au corps-à-corps qui durent des heures. Et, quand les adversaires s’empoignent à bras-le-corps, ils ne s’envoient pas voler à dix mètres du sol. Les lois de la gravité sont respectées et on y croit d’autant plus.
Enfin, les cœurs tendres ne seront pas insensibles à la symbolique du chiot. Car, si l’étincelle d’espoir s’éteint dans l’introduction avec la mort de la frêle Daisy, elle se rallume dans la dernière scène avec l’adoption d’un nouveau chiot, né pour devenir un molosse, celui-là. Ainsi, John Wick rend hommage à sa femme tout en se réconciliant avec sa nature sauvage qu’il avait abandonnée aux côtés de sa douce épouse, s’ouvrant à une troisième existence, sans doute plus en adéquation avec son véritable tempérament.
C’est sûr, John Wick ne révolutionne pas le genre. Mais il fait très plaisir à voir après une dure journée de boulot où vous avez l’impression que la Terre entière vous en veut : John Wick se défoule et vous avec !
Alors, que demander de plus ?

vendredi 12 septembre 2014

Les Gardiens de la galaxie 
film réalisé par James Gunn

Résumé :
Star-Lord est un mercenaire, élevé par une bande de hors-la-loi nommés les Ravageurs. En volant un orbe aux pouvoirs aussi démesurés que méconnus, il devient la cible des extraterrestres les plus puissants de la galaxie.
Gamora est la fille adoptive de Thanos, un Titan machiavélique qui l’a enlevée à sa famille, puis transformée en véritable machine de guerre. Elle est chargée de récupérer l’orbe pour le compte de Ronan, un être surpuissant et dangereux.
Rocket est un raton laveur. Après avoir été victime d’expériences génétiques, il s’est retrouvé doué de parole et d’une intelligence humaine particulièrement développée. Fine gâchette et féru de technologies, Rocket s’est associé à Groot, un arbre humanoïde au vocabulaire assez pauvre mais à la force surhumaine et aux capacités régénératrices quasi infinies. Tous deux sont aux trousses de Star-Lord, dans l’espoir d’empocher la prime conséquente dont ce dernier fait l’objet.
Drax le Destructeur, un hercule au corps couvert de tatouages et à l’intellect un peu lent, ne rêve que de venger la mort de sa femme et de sa fille, tuées par Ronan.
Ces cinq-là ne se sont encore jamais rencontrés. Et ils n’ont à vrai dire rien en commun. Mais un séjour en prison va les forcer à se rapprocher. Ensemble, ils vont devoir s’unir pour s’évader. Ensemble, ils vont peut-être sauver la galaxie…


Critique (attention, spoilers) :
Un blockbuster complètement déjanté qui mérite qu’on lui prête attention. Adapté de séries de comics Marvel du même nom, Les Gardiens de la galaxie semble pourtant plus proche, dans l’esprit et dans l’esthétique, du space opera que des histoires de super-héros. Ce film fleure bon la première trilogie de Star Wars (par « première trilogie », entendez d’un point de vue chronologique dans l’histoire du cinéma, c’est-à-dire celle débutée en 1977). Un petit air qu’on retrouve avec plaisir et nostalgie, qui n’est peut-être pas étranger à la bande-son volontairement rétro, partiellement rythmé par la musique pop des années 80.
L’humour est subtil, les répliques inspirées, les scènes enlevées.
L’univers est suffisamment riche pour qu’on ait envie de le creuser. Trop riche, peut-être. Lorsqu’on ne connaît pas les comics, le début semble un peu flou. Dès les premières séquences, on doit se familiariser avec, en plus des héros, nombre de personnages. Les relations qui les unissent ne nous apparaissent que petit à petit, ce qui peut gêner la compréhension de certaines scènes d’introduction. Mais mieux vaut trop que pas assez, n’est-ce pas ?
Évidemment, une suite est prévue, qui devrait expliciter le cross-over avec les Avengers. Car, oui, il y a bien un lien dans les comics, mais… chhh !
Alors, à quand le deuxième volet ?